CMMI, le méta-modèle encore plus méta « cmmi-déploiement

CMMI, le méta-modèle encore plus méta

C’est dans l’air : “le CMMI n’est qu’un modèle, pas une norme, le CMMI ne vous dit pas que faire ou comment le faire, il ne fait que poser des questions, il ne fait qu’énumérer les conditions qu’un bon processus devrait remplir, à vous de définir le processus le plus adapté à votre organisation”.

 

Désolé, mais quand je lis le modèle, je ne vois pas quelle grande marge de manœuvre il peut rester. Une fois réalisé tout ce que le modèle demande, je ne vois pas ce qu’une organisation ou un projet individuel pourraient vouloir ajouter qui les différencie notablement d’une autre organisation ou d’un autre projet.

 

Or il n’y a aucun mal à ce qu’un référentiel soit prescriptif. La gestion de projet se ressemble beaucoup d’un contexte à un autre. J’ai lu un certain nombre de référentiels d’entreprise, et ils se ressemblent tous. Certaines pratiques sont plus essentielles, et donc plus développées, dans certains contextes que dans d’autres, mais c’est toute la différence.

 

Alors pourquoi ne pas l’assumer et dire “le CMMI est un modèle qui vous dit que faire et comment le faire, mais avec une assez grande marge pour être adaptable à tout type de contexte” ?

 

Peut-être parce que dans ce cas le CMMI ne pourrait prétendre au statut de “méta-modèle” dans lequel le SEI, c’est mon sentiment, souhaiterait l’installer, c’est-à-dire “au-delà de tous les autres”. C’est du pur marketing, une stratégie dans le marché concurrentiel des référentiels qualité.

 

Mais au final, une fois tombée la rhétorique, et même s’il est très adaptable aux différents contextes d’application, le CMMI vous dit précisément que faire et comment le faire.

 

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